Axe 3

EN QUÊTE DE VÉRITÉ : TÉMOIGNAGE ET CRITIQUE
Membres : Uwe Brunn, Thomas Granier, Patrick Gilli, Julien Théry, Julien Loiseau, Marie-Anna Chevalier, Simone Piazza.

Sous cette formulation large se trouvent deux séries d’interrogations originales qui constituent, peut-être, le programme le plus risqué et le plus innovant de l’équipe. A la lumière des travaux antérieurs des chercheurs de nos équipes, il est apparu que le statut de la vérité était un des points sur lesquels historiens et littéraires avaient des questionnements communs. Les uns ressortissaient davantage à une dimension politique. Gouverner, juger, prendre des décisions se donnent volontiers à voir comme des étapes d’un processus qui a débusqué la vérité : vérité cachée des délits et des crimes que révèle la justice, vérité de l’action des monarques ou des gouvernants urbains qui disent agir ex certa scientia. Il importait donc de retrouver la genèse et les modalités de cette exigence affichée de la vérité. Du côté des sources littéraires, narratives ou spéculatives, la question de la quête de vérité n’était pas moins prégnante : le statut du moi comme garant de la vérité et de l’authenticité, les procédés d’établissement de la véridiction dans les récits historiographiques ou hagiographiques sont autant de thèmes qui renvoient au régime de vérité dans l’écriture. Historiens des faits culturels et artistiques et littéraires ont ici des perspectives voisines. Envisagé dans la longue durée (du haut Moyen Âge à l’époque de l’humanisme), le sujet en est à ses balbutiements historiographiques.
A) Faire émerger la vérité
B) La démarche critique dans les textes savants (littéraires, historiographiques, hagiographiques, doctrinaux et polémiques)

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